Externalisation des frontières européennes et politiques migratoires tunisiennes : une psychologie des impacts socio-politiques
L’externalisation des frontières de l’UE pour la gestion et la prévention de la migration irrégulière ne va pas sans provoquer d’importants dégâts collatéraux au sein des pays qui l’ont acceptée sans rechigner. C’est exemplairement le cas de la Tunisie. En créant des zones de refoulement et de confi...
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
2023
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| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | L’externalisation des frontières de l’UE pour la gestion et la
prévention de la migration irrégulière ne va pas sans provoquer
d’importants dégâts collatéraux au sein des pays qui l’ont
acceptée sans rechigner. C’est exemplairement le cas de la
Tunisie. En créant des zones de refoulement et de confinement
des populations en provenance du sud de la Méditerranée, cette
politique contraint les populations des États tiers à endosser
une politique de contrôle des mouvements migratoires alors
qu’elles sont elles-mêmes sujettes à des restrictions de se
déplacer, et bien souvent éprouvées par la disparition ou la
mort, parfois sans sépulture, d’un enfant contraint à émigrer
clandestinement. Le discours récemment tenu par le président
Kaïs Saïed, stigmatisant l’immigration subsaharienne en des
termes teintés de nationalisme, de xénophobie et d’intégrisme
religieux, a réactivé la logique du bouc émissaire, de triste
mémoire. Pour prendre la mesure de la montée de l’hostilité des
Tunisiens envers les migrants subsahariens et celle de l’impact
dans le pays des mesures renforcées de contrôle des étrangers,
le présent article s’appuie sur trois enquêtes menées au cours de
l’année 2023 en Tunisie. |
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