La projection de puissance turque : la Méditerranée orientale comme centre de gravité
Depuis la fin de la guerre froide, la Turquie a renoué progressivement avec une politique de puissance qui vise à projetersoninfluenceau-delàdeseszonesd’actiontraditionnelles (Balkans, mer Noire, péninsule anatolienne, Levant, Corne de l’Afrique). Cet interventionnisme turc renouvelé a profité des n...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Language: | Français |
| Published: |
2022
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| Online Access: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Depuis la fin de la guerre froide, la Turquie a renoué
progressivement avec une politique de puissance qui vise à
projetersoninfluenceau-delàdeseszonesd’actiontraditionnelles
(Balkans, mer Noire, péninsule anatolienne, Levant, Corne de
l’Afrique). Cet interventionnisme turc renouvelé a profité des
nouvelles opportunités offertes par les printemps arabes tout
autant que du retour de la Russie en Méditerranée. Au cours
de la dernière décennie, Ankara s’est montrée particulièrement
active, menant une politique de rapprochements tous azimuts
et cherchant à se poser en médiateur des nombreux conflits
de la région. Si l’affirmation des ambitions régionales turques
en Méditerranée, au travers notamment d’un « nationalisme
maritime », constitue une réponse aux multiples crises qui
affectent le Bassin et sa périphérie, elle reflète également une
tentative de désenclavement. À l’étroit en Méditerranée orientale,
la Turquie cherche désormais à projeter son influence, et dans
certains cas ses forces, vers des théâtres plus lointains : Caucase,
Golfe persique, Afrique. Le recours de plus en plus fréquent aux
interventions militaires et les tensions politiques qui ont émaillé
les relations entre la Turquie et ses alliés occidentaux au cours
des dernières années révèlent cependant les contradictions
et les limites d’une politique de puissance, contraintes par les
réalités d’un voisinage conflictuel. |
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