Franchir le Rubicon et se désenclaver : les chemins sinueux d’une restauration militaire

Les révolutions et les soulèvements populaires qui ont eu lieu en 2011 dans une grande partie du monde arabe ont souligné le rôle crucial des forces armées dans la gouvernance de ces pays. La place centrale qu’elles occupent dans les appareils d’Etat en font des interlocuteurs incontournables autant...

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Detalhes bibliográficos
Autor principal: Haddad, Saïd
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: 2022
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Les révolutions et les soulèvements populaires qui ont eu lieu en 2011 dans une grande partie du monde arabe ont souligné le rôle crucial des forces armées dans la gouvernance de ces pays. La place centrale qu’elles occupent dans les appareils d’Etat en font des interlocuteurs incontournables autant qu’ambivalents des efforts de stabilisation de la région MENA. Elles ont ainsi réagi différemment aux demandes de changement portés par les soulèvements populaires : de l’accompagnement à la division en passant par la répression. Une décennie plus tard, le paysage politique des pays arabes ayant traversé le moment révolutionnaire est contrasté. Au sein de ce paysage, les forces tunisiennes et égyptiennes font figure d’exception. En soutenant les revendications de la population, elles ont permis une transition politico-institutionnelle relativement pacifique, en prévenant un basculement dans la violence généralisée. Le rôle des armées tunisienne et égyptienne durant la révolution et après 2011 souligne avec force la posture ambiguë de ces appareils militaires vis-à-vis des processus de démocratisation initiés dans les deux pays et rappelle le rôle clé joué par la gouvernance civilo-militaire dans les processus transitionnels.