L’armée algérienne face à la revendication d’un « État civil, non-militaire »

À partir du printemps 2019, dans le contexte du « Hirak » algérien, le refus du chef d’État-major, le général Ahmed Gaïd Salah, d’accéder à une transition démocratique au-delà de la Constitution autoritaire en vigueur, fit émerger la revendication d’un « État civil, non-militaire », corollaire de ce...

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Bibliografische gegevens
Hoofdauteur: Cherbi, Massensen
Formaat: Article ou chapitre numérique
Taal:Français
Gepubliceerd in: 2022
Online toegang:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Omschrijving
Samenvatting:À partir du printemps 2019, dans le contexte du « Hirak » algérien, le refus du chef d’État-major, le général Ahmed Gaïd Salah, d’accéder à une transition démocratique au-delà de la Constitution autoritaire en vigueur, fit émerger la revendication d’un « État civil, non-militaire », corollaire de celle de « souveraineté populaire ». Si ce slogan tire ses racines au plus profond de la guerre d’Algérie, il n’en fut pas moins diabolisé par les autorités militaires, jusqu’à consacrer l’armée en tant que gardienne des « intérêts vitaux et stratégiques du pays » (art. 30, al. 4), à l’occasion de la révision constitutionnelle de 2020, soit la négation même de l’une des revendications majeures du Hirak.