L’armée israélienne : au service de l’État ou de Dieu ?
Lorsqu’il a signé le document fondant l’armée israélienne en mai 1948, David Ben Gourion, premier chef du gouvernement du nouvel État, entendait créer une force de défense sans sectarisme, respectueuse des lois religieuses de base mais loyale à l’État, au gouvernement, à l’état-major et sans lien av...
Shranjeno v:
| Glavni avtor: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
2021
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| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | Lorsqu’il a signé le document fondant l’armée israélienne en
mai 1948, David Ben Gourion, premier chef du gouvernement
du nouvel État, entendait créer une force de défense sans
sectarisme, respectueuse des lois religieuses de base mais
loyale à l’État, au gouvernement, à l’état-major et sans lien avec
les partis politiques ou les autorités religieuses. Trente ans plus
tard, après l’arrivée au pouvoir de Menahem Begin, la « religion
de la rédemption » a commencé à se substituer au sein de
l’armée à l’ancienne « religion de la sécurité nationale ». Avec
l’assentiment et les encouragements du pouvoir politique,
les colons et les religieux nationalistes ont été de plus en plus
nombreux à se porter volontaires pour les unités de combat, les
forces spéciales et les écoles de formation d’officiers. À l’école
d’officiers de l’infanterie, le pourcentage d’officiers religieux est
passé de 2,5 % dans les années 1990 à plus de 25 % dans les
années 2000. Le résultat est qu’aujourd’hui les militaires, avec ou
sans ordres, participent à la création des « colonies sauvages » ou
aux attaques des colons contre des villageois palestiniens. C’est
aussi qu’un général, commandant l’une des plus célèbres unités
de l’infanterie israélienne, peut appeler ses soldats à combattre,
à Gaza, « l’ennemi qui profère des blasphèmes contre le Dieu
d’Israël ». |
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