De la Shoah à la Nakba, un travail de mémoire en souffrance
Deux tragédies monopolisent les enjeux mémoriels en Israël. La première est évidemment le génocide nazi des Juifs d’Europe, qui a précédé la création de l’État. Le regard porté sur ce crime exceptionnel a évolué avec le temps, mais la volonté d’Israël de se constituer en unique héritier juif légitim...
Gardado en:
| Autor Principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
2021
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| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Deux tragédies monopolisent les enjeux mémoriels en Israël. La
première est évidemment le génocide nazi des Juifs d’Europe,
qui a précédé la création de l’État. Le regard porté sur ce crime
exceptionnel a évolué avec le temps, mais la volonté d’Israël de
se constituer en unique héritier juif légitime de cette tragédie
n’a jamais cessé. Mais, paradoxalement, la société israélienne
voit dans la Shoah un événement quasi anhistorique, tout en
usant abusivement de sa mémoire à tout propos. Le second
enjeu est la volonté acharnée d’évacuer de la mémoire collective
l’expulsion, entre 1947 et 1950, de plus de 85 % de la population
palestinienne qui résidait sur le territoire de ce qui allait devenir
Israël. Mais le regard porté sur cette événement a, lui aussi,
évolué avec le temps. Du déni étatique initial, de l’épuration
ethnique alors mise en œuvre, une partie de l’opinion israélienne
a basculé dans l’aval assumé du crime. |
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