Excrement, Scale, and the Politics of Neglect: How Life Politics Became Progressive Critique

Cet article est le fruit d’un terrain de recherche de plusieurs années en Palestine et s’appuie sur trois arguments qui se répondent. Tout d’abord, contrairement à ce qui a été soutenu, l’établissement d’une politique de la mort remonte aux années 1970 et non à celles de la deuxième Intifada (2000-2...

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التفاصيل البيبلوغرافية
المؤلف الرئيسي: Stamatopoulou-Robbins, Sophia
التنسيق: Article ou chapitre numérique
اللغة:Français
منشور في: 2021
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الملخص:Cet article est le fruit d’un terrain de recherche de plusieurs années en Palestine et s’appuie sur trois arguments qui se répondent. Tout d’abord, contrairement à ce qui a été soutenu, l’établissement d’une politique de la mort remonte aux années 1970 et non à celles de la deuxième Intifada (2000-2006). Une politique de la mort est caractérisée par le mépris à l’égard de la vie humaine, notamment par le meurtre et l’utilisation de « boucliers humains ». Le caractère superflu de la vie des Palestiniens apparaît très clairement dans la politique israélienne de gestion des eaux usées et cela, bien avant Oslo. La gestion des excréments s’inscrit dans cette première politique de la mort en exposant les Palestiniens à la toxicité des matières fécales mais aussi parce que cette politique confisque aux communautés locales palestiniennes les outils démocratiques dont ils disposent pour protéger la vie à l’échelle municipale. Enfin, Oslo a modifié la manière dont la gestion des excréments conditionne la vie politique. En effet, l’AP s’est concentrée sur la gestion des eaux usées – à grande échelle et à long terme – tout en mettant l’accent sur la protection des Palestiniens à naître. Ce faisant, elle a maintenu les pouvoirs municipaux impuissants face à la vie biologique. Nous appelons « politique de la négligence » la forme de pouvoir qui en résulte. Nous concluons en suggérant que les efforts des résidents pour rendre la vie plus supportable par rapport à la gestion des excréments sont devenus des pôles critiques et anti-hégémoniques dans la ré-articulation des impératifs nationaux.