Banditisme et colonialisme en Algérie : la légende de Arezki Lbachir

Le banditisme dans le monde rural est lié à des phases de déstructuration ou de crise de la société paysanne. L’héroïsation de la figure du bandit justicier exprime la vengeance latente de la société rurale envers le prince. Dans le contexte de colonisation, la figure du bandit combine la dénonciati...

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書誌詳細
第一著者: Yefsah, Mohammed
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2021
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:Le banditisme dans le monde rural est lié à des phases de déstructuration ou de crise de la société paysanne. L’héroïsation de la figure du bandit justicier exprime la vengeance latente de la société rurale envers le prince. Dans le contexte de colonisation, la figure du bandit combine la dénonciation de l’injustice et l’illégitimité du conquérant. Arezki Lbachir, à la tête d’une bande de brigands à la fin du XIXe siècle en Kabylie, est glorifié dans la mémoire collective, malgré les ambiguïtés que n’importe quel bandit peut entretenir avec le pouvoir en place (princier, colonial). Il a longtemps alimenté l’imaginaire populaire. Sa violence est l’expression de celle, directe ou symbolique, qu’a subie la société rurale algérienne. Le bandit s’agrège à l’ethos de sa société et manie ses codes (dés/honneur, vengeance). Même s’il est bandit social, il est vu, ou lui-même se voit, comme bandit d’honneur.