Plus d’un an après la révolte des Libanais, le système de pouvoir en place n’a pas cédé un pouce
En octobre 2019, d’immenses manifestations populaires ont contesté le pouvoir libanais alors qu’éclatait au grand jour une crise économique et financière sans précédent due à l’incurie des dirigeants. La chaîne de Ponzi organisée à l’échelle nationale par les autorités monétaires elles-mêmes s’est r...
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| פורמט: | Article ou chapitre numérique |
| שפה: | Français |
| יצא לאור: |
2020
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| גישה מקוונת: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| סיכום: | En octobre 2019, d’immenses manifestations populaires
ont contesté le pouvoir libanais alors qu’éclatait au
grand jour une crise économique et financière sans
précédent due à l’incurie des dirigeants. La chaîne de
Ponzi organisée à l’échelle nationale par les autorités
monétaires elles-mêmes s’est rompue. La monnaie s’est
effondrée et avec elle toute une société confrontée à un
appauvrissement aussi fort que brutal. Plus d’un an plus
tard, les mouvements contestataires qui se sont auto-baptisés révolutionnaires « thawra », sont très peu visibles.
Même le traumatisme de l’explosion du 4 août dans le
port de Beyrouth, dû à la même incurie des pouvoirs
publics, n’a pas suscité la remobilisation de dynamiques
collectives alors qu’à l’échelle individuelle le niveau de
colère est très élevé, et le rythme de l’émigration sans
volonté de retour s’est très fortement accéléré malgré
les contraintes liées à la Covid. Au point que le paysage
politique libanais semble extraordinairement figé, alors
que la société est en plein bouleversements. En cause, la
résilience à toute épreuve d’un système de pouvoir qui s’est
paré d’atours démocratiques mais qui fonctionne en réalité
comme une oligarchie aux composantes communautaires,
confessionnelles, miliciennes, politiques et financières. |
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