Révolutions et contre-révolutions, qu’en dit le politologue ?
En partant de son concept de « processus révolutionnaire de longue durée », le politologue franco-libanais Gilbert Achcar nous offre dans cet entretien une fine analyse de la structure, des conséquences et des antécédents des phénomènes révolutionnaires qui ont marqué le monde arabo-musulman depuis ...
Αποθηκεύτηκε σε:
| Κύριοι συγγραφείς: | , |
|---|---|
| Μορφή: | Article ou chapitre numérique |
| Γλώσσα: | Français |
| Έκδοση: |
2020
|
| Διαθέσιμο Online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Περίληψη: | En partant de son concept de « processus révolutionnaire
de longue durée », le politologue franco-libanais Gilbert
Achcar nous offre dans cet entretien une fine analyse
de la structure, des conséquences et des antécédents des
phénomènes révolutionnaires qui ont marqué le monde
arabo-musulman depuis 2011. Grâce à son expertise en
relations internationales et politique de développement,
le chercheur met l’accent sur l’importance des tensions
structurelles matérielles antérieures aux explosions
révolutionnaires, et ainsi brise l’idée de révolutions
spontanées. L’inscription des processus révolutionnaires dans
un temps long rend compte de la centralité d’une société
civile structurée qui, si et seulement si elle est encadrée,
pourra avoir accès à de réels changements. D’autres facteurs
comme la confessionnalisation des sociétés, notamment
libanaise et irakienne, ainsi que la militarisation de
certaines communautés, participent des difficultés voire
de l’échec des mouvements révolutionnaires. Ajoutés à
cela, l’imposition des intérêts stratégiques des géants
moyen-orientaux comme l’Arabie saoudite contribuent à
l’enracinement d’une instabilité politique dans la région. |
|---|