Mobilisations ouvrières et syndicalisme indépendant en Égypte après le soulèvement de 2011

De 2011 à 2014, les pouvoirs successifs - Conseil Suprême des Forces Armées, Présidents Morsi puis Sissi - ont œuvré à faire cesser les grèves, limiter l’influence des nouveaux syndicats indépendants et réduire les droits des salariés, particulièrement dans les entreprises passées sous contrôle de l...

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Detaylı Bibliyografya
Yazar: Clément, Françoise
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: 2020
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Diğer Bilgiler
Özet:De 2011 à 2014, les pouvoirs successifs - Conseil Suprême des Forces Armées, Présidents Morsi puis Sissi - ont œuvré à faire cesser les grèves, limiter l’influence des nouveaux syndicats indépendants et réduire les droits des salariés, particulièrement dans les entreprises passées sous contrôle de l’Armée. Ils ont également réprimé les militants et avocats défendant les salariés. Grâce aux aides suivant sa dévaluation de moitié de la Livre en 2016 et à sa gestion pragmatique des émeutes dues aux hausses de prix, Sissi a pu contenir la grogne sociale. L’échec relatif des syndicats indépendants peut être recherché tant dans la division entre leaders concurrents que dans le chantage à l’union sacrée, exigée par l’Armée comme par les Frères, au nom du respect des martyrs et de la reprise économique. Plus profondément, la « révolution » de 2011 n’a pas ébranlé le paternalisme du Pacte social hérité du Nassérisme : le travail restant dévalorisé, ses organisations doivent servir la société avant les travailleurs.