Désinvestir la mémoire : le cas d’étude du musée Beit Beirut

Cetarticle propose une étudedu processus de transformation de l’immeuble Barakat, symbole de la guerre civile libanaise, en un « musée de la mémoire de la ville de Beyrouth ». Il dresse un panorama des principaux acteurs (Municipalité de Beyrouth, Comité Scientifique du projet, représentants de la s...

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Gardado en:
Detalles Bibliográficos
Autor Principal: Reder, Emeraude
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: 2020
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Cetarticle propose une étudedu processus de transformation de l’immeuble Barakat, symbole de la guerre civile libanaise, en un « musée de la mémoire de la ville de Beyrouth ». Il dresse un panorama des principaux acteurs (Municipalité de Beyrouth, Comité Scientifique du projet, représentants de la société civile libanaise etc.) et examine les luttes d’influence inhérentes au projet depuis sa création. Les travaux de réhabilitation, lancés en 2008 et achevés en 2016, ont souffert de multiples blocages politiques qui n’ont eu de cesse de fragiliser Beit Beirut. L’ensemble de ces blocages témoignent partiellement des difficultés à faire émerger un lieu de mémoire de la guerre civile au cœur de la capitale libanaise. Au-delà, ils mettent en lumière les défaillances des pouvoirs publics dans la mise en œuvre du projet. À ce jour, le musée qui n’est toujours pas ouvert de façon permanente est néanmoins réinvesti à l’initiative d’artistes, d’associations et organisations non-gouvernementales (ONG).