Arkan ad dawlé, Directeurs généraux, bureaucratie et survie de l’État pendant la guerre civile
Alors que l’idée d’« État failli » est battue en brèche concernant le Liban depuis plusieurs années, la littérature n’a que peu exploré deux éléments à ce titre : un objet qu’est la bureaucratie libanaise, et une période qu’est celle de la guerre civile, pourtant associée d’ordinaire à la destructio...
সংরক্ষণ করুন:
| প্রধান লেখক: | |
|---|---|
| বিন্যাস: | Article ou chapitre numérique |
| ভাষা: | Français |
| প্রকাশিত: |
2020
|
| অনলাইন ব্যবহার করুন: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| সংক্ষিপ্ত: | Alors que l’idée d’« État failli » est battue en brèche
concernant le Liban depuis plusieurs années, la littérature
n’a que peu exploré deux éléments à ce titre : un objet
qu’est la bureaucratie libanaise, et une période qu’est
celle de la guerre civile, pourtant associée d’ordinaire à
la destruction de l’État et à la milicianisation de celui-ci.
Cet article se propose de réétudier l’un et l’autre à partir
de la figure du « directeur général » et d’un travail par
entretiens et sur archives effectué au Liban de 2014 à
2019. « Patrons » des administrations avant-guerre, ces
figures offrent prise à une réflexion croisée sur le devenir
d’une figure sociale d’avant-guerre, particulièrement
aux reconversions identitaires, à leur sens pratique en
situation, et à la variabilité des capitaux qui leurs sont
attachés ; sur les dynamiques structurelles qui peuvent
amener à la nécessité du maintien d’une activité étatique
dans la guerre ; sur les « déformations » de l’État, dans son
architecture globale, son activité quotidienne, ses ressorts
sociaux d’avant-guerre (clientélisme et patrimonialisme
notamment) comme ses porosités à des acteurs extérieurs. |
|---|