Jordanie : le nouveau paradigme de l’instabilité
La domination de la perspective géopolitique a longtemps déterminé les représentations sur la Jordanie, dont on renvoie la stabilité présumée à une combinaison de facteurs régionaux. Or, le pays connaît depuis les années 1990 des changements structurels. Ces derniers ont creusé les inégalités et d...
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| المؤلفون الرئيسيون: | , |
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| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
2019
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| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | La domination de la perspective géopolitique a longtemps
déterminé les représentations sur la Jordanie, dont on
renvoie la stabilité présumée à une combinaison de
facteurs régionaux. Or, le pays connaît depuis les années
1990 des changements structurels. Ces derniers ont
creusé les inégalités et débouché sur des revendications de
réforme antérieures à 2011, qui se sont amplifiées jusqu’à
l’automne 2012. La reprise en 2018 des contestations,
après une phase de démobilisation étroitement liée à
l’évolution du conflit en Syrie, met en lumière des tensions
profondes au sein de l’appareil d’Etat entre libéraux
et conservateurs. Les contestations se croisent avec le
rapprochement entre Israël, l’Arabie Saoudite et les USA,
sur le « deal du siècle », mettant le roi Abdallah II de
Jordanie dans une situation d’isolement qui risque d’être
coûteuse pour le pays.
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