Un bilan de la Justice internationale en ex-Yougoslavie

Il y a dix ans nous avions publié un premier entretien avec Claude Jorda. Force est de constater que ce sujet est toujours d’une brûlante actualité1. Le 31 décembre 2017, le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie a fermé ses portes et définitivement cessé d’exister. Claude Jorda en a é...

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Päätekijät: Jorda, Claude, Chiclet, Christophe
Aineistotyyppi: Article ou chapitre numérique
Kieli:Français
Julkaistu: 2019
Linkit:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Yhteenveto:Il y a dix ans nous avions publié un premier entretien avec Claude Jorda. Force est de constater que ce sujet est toujours d’une brûlante actualité1. Le 31 décembre 2017, le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie a fermé ses portes et définitivement cessé d’exister. Claude Jorda en a été le Président de 1999 à 2003. En mai 1993, le Conseil de sécurité des Nations unies a voté la résolution 827 créant ce TPIY alors que le pays est à feu et à sang depuis plus de deux ans. Membre du Conseil de sécurité, la France devait y être représentée. Directeur des services judiciaires au ministère de la Justice de 1982 à 1985, ce juriste est nommé procureur général près la cour d’appel de Bordeaux de 1985 à 1992 puis de celle de Paris de 1992 à 1993. Il est un des juges du TPIY dès janvier 1994 puis Président de la chambre de première instance d’octobre 1995 à novembre 1999, date à laquelle il préside le TPIY jusqu’en février 2003. Il rejoint alors la Cour pénale internationale. Retraité, il est président honoraire de la Cour nationale du droit d’asile. Cette expérience pourrait-elle un jour servir dans le cas syrien ?