La crise agraire du bassin de l’Oronte : de la planification centralisée aux projets agro-industriels
Le bassin de l’Oronte, bastion rural du parti Baas dans les années 1960 et 1970, fut en 2011 et 2012 un haut lieu de la contestation. L’érosion de l’assise rurale du régime baasiste peut s’expliquer par la profonde crise agricole qui touchait plus particulièrement les périmètres irrigués aménagés...
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| Asıl Yazarlar: | , , |
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| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
2019
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| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | Le bassin de l’Oronte, bastion rural du parti Baas dans les années
1960 et 1970, fut en 2011 et 2012 un haut lieu de la contestation.
L’érosion de l’assise rurale du régime baasiste peut s’expliquer par
la profonde crise agricole qui touchait plus particulièrement les
périmètres irrigués aménagés au début de l’aire baasiste. La politique
de libéralisation dans les années 2000 est généralement considérée
comme un des facteurs déclenchant de la crise syrienne. Dans le
cas des périmètres irrigués du bassin de l’Oronte la réalité parait
plus complexe car la planification centralisée de la production a été
largement maintenue jusqu’au début de la contestation. Les prémices
de la crise qui apparaissent dans la plaine du Ghab remontent au
début des années 1980 pour ensuite s’étendre à l’ensemble des
périmètres. Les racines de la crise et son moteur se trouvent dans
le dualisme entre planification et stratégie d’alliance clientéliste
dans un premier temps puis entre planification et libéralisation,
possiblement au profit d’une extension du capitalisme de connivence
au secteur agricole.
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