Entre répression et prévention, retour sur l’antiterrorisme en France
Si l’état d’urgence marque par sa durée une rupture dans le dispositif antiterroriste français, notre article démontre qu’il s’inscrit dans une histoire longue de l’antiterrorisme initiant assez tôt une inclination préventive. Ce dernier est marqué par la volonté du législateur de réprimer plus s...
Zapisane w:
| Główni autorzy: | , |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Język: | Français |
| Wydane: |
2018
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| Dostęp online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Streszczenie: | Si l’état d’urgence marque par sa durée une rupture dans
le dispositif antiterroriste français, notre article démontre
qu’il s’inscrit dans une histoire longue de l’antiterrorisme
initiant assez tôt une inclination préventive. Ce dernier
est marqué par la volonté du législateur de réprimer plus
sévèrement le terrorisme par un dispositif dérogatoire au
droit commun. Ce régime pénal spécifique et incrémental
permettait aussi à l’Etat de lutter efficacement contre le
terrorisme sans user de dispositifs d’exception grâce à
la place centrale du juge judiciaire. Mais la campagne
d’attentats débutée en 2015 favorisa l’organisation de
la lutte dans une logique d’anticipation. Cette stratégie
prit la forme de mesures de police administrative qui,
de fait, sont soustraites au contrôle du juge judiciaire.
Malgré un degré de perfectionnement élevé du dispositif
et une érosion continue du rapport sécurité/liberté en
démocratie, le système ne semble cependant jamais assez
adapté pour rassurer la population et se voit renforcé
régulièrement après chaque attentat.
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