Islamophobie : construction et implications
Dans l’entretien qu’il a accordé à « Confluences Méditerranée », Raphaël Liogier revient sur les raisons qui l’ont conduit, alors qu’il n’était pas islamologue au départ, à s’interroger sur l’imaginaire occidental et la construction d’une vision négative de l’islam et des musulmans. En France, il...
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| Auteurs principaux: | , |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
2016
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| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Dans l’entretien qu’il a accordé à « Confluences
Méditerranée », Raphaël Liogier revient sur les raisons
qui l’ont conduit, alors qu’il n’était pas islamologue
au départ, à s’interroger sur l’imaginaire occidental et
la construction d’une vision négative de l’islam et des
musulmans. En France, il en est découlé un respect inégal
des principes républicains de liberté, égalité et fraternité,
ainsi qu’une approche plus idéologique de la laïcité. Le
mythe touchant à une islamisation menaçante doit être
déconstruit, et d’abord en s’appuyant sur les données
démographiques. Ses racines historiques – les chocs de
la décolonisation, la révolution islamique en Iran… –
sont bien sûr à prendre en compte aussi. Puis, avec les
jeunes générations issues de l’immigration qui sont mieux
conscientes de leurs droits, l’idée a crû que l’identité
française était menacée : d’où, entre autres, une « laïcité
patrimoniale » promue en défense. L’islamophobie
– bien réelle – est niée ; le terme lui-même critiqué. Est-ce parce qu’il renverse de manière gênante les termes de
problème, ceux que la présence musulmane agresse étant
confrontés à leurs propres agressions, qui relèvent d’un
racisme culturel ? Le problème ne se réduit cependant pas
à une dénonciation plus active de l’islamophobie : tous
les autres facteurs économiques et sociaux sont à prendre
en compte.
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