Italie : la rigueur a ses raisons que le coeur ne connaît point

L’importante dette publique que l’Italie traîne depuis plus de vingt ans a de nouveau atteint, en 2011, le même niveau de 120% du PIB qu’elle avait déjà touché en 1994 et elle a poussé les taux d’intérêt sur les bons du trésor italiens à des niveaux que les agences de notation ont jugés dangereux...

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Auteur principal: Caracciolo, Piero
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2012
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:L’importante dette publique que l’Italie traîne depuis plus de vingt ans a de nouveau atteint, en 2011, le même niveau de 120% du PIB qu’elle avait déjà touché en 1994 et elle a poussé les taux d’intérêt sur les bons du trésor italiens à des niveaux que les agences de notation ont jugés dangereux pour la solvabilité de l’État. Le gouvernement de Silvio Berlusconi, en place depuis 2008, a pris des mesures d’austérité mais n’a pu convaincre ni les marchés, ni les agences, ni les autres chefs des exécutifs européens de leur efficacité. Il a ainsi démissionné le 12 novembre et a été remplacé par un cabinet formé par des experts indépendants des partis, guidé par Mario Monti, un professeur d’économie, ancien commissaire européen. Ce gouvernement, jouissant d’une plus grande crédibilité et d’un fort consensus à l’intérieur et à l’extérieur du pays, a complété les mesures de rigueur et a commencé à prendre des mesures de relance de l’économie. Ce long processus, qui a duré six mois, a été accompagné de vives discussions, voire de contestations, de la part des syndicats, des partis, des économistes et d’une myriade de comités déjà engagés dans la lutte contre Berlusconi. Ce dernier s’est vu contesté aussi bien par des libéraux, qui trouvaient sa politique trop peu novatrice, que par une gauche mettant au premier plan les exigences des citoyens. Une nouveauté caractérisant tous ces mouvements a été l’utilisation d’Internet et des sites sociaux.