Consolidation ou recomposition de la société civile d’après-guerre ?

Il est évident que la guerre intérieure1 est le processus par excellence qui affecte le plus durablement le tissu des relations dans une collectivité, car en plus des destructions substantielles des infrastructures matérielles, elle s’accompagne de pertes en vies humaines, de blessures, de handicaps...

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Detalles Bibliográficos
Autor principal: Kiwan, Fadia
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: 2003
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:Il est évident que la guerre intérieure1 est le processus par excellence qui affecte le plus durablement le tissu des relations dans une collectivité, car en plus des destructions substantielles des infrastructures matérielles, elle s’accompagne de pertes en vies humaines, de blessures, de handicaps et de mutilations, d’enlèvements, de prise d’otages, de tortures, de vexations, d’humiliations et de peur, et ces derniers phénomènes affectent directement les populations civiles. Il faut ajouter que la durée de la guerre et sa nature influent aussi sur l’intensité de ses effets négatifs et de ce point de vue la guerre au Liban a battu les records par le nombre de volets qu’elle a comportés et par la violence (mesurée relativement en intensité de feu) qu‘elle a exercée. Si elle n’était pas une guerre civile au sens strict, c’est-à-dire du point de vue de ses acteurs, elle était civile par ses cibles et ses victimes. Qu’est devenue la société civile au Liban dans l’après-guerre ?