Le regard pétrifiant de Méduse : aux origines de l’effroi
La Citerne Basilique d’Istanbul abrite des têtes de Méduse, symboles de peur et de protection, positionnées pour neutraliser leur regard pétrifiant. Dans la mythologie, Méduse est une figure à la fois protectrice et terrifiante. Freud interprète Méduse comme un symbole de castration, ses cheveux ser...
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| Autore principale: | |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2026
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | La Citerne Basilique d’Istanbul abrite des têtes de Méduse, symboles de peur et de protection, positionnées pour neutraliser leur regard pétrifiant. Dans la mythologie, Méduse est une figure à la fois protectrice et terrifiante. Freud interprète Méduse comme un symbole de castration, ses cheveux serpentins représentent une consolation phallique et son regard pétrifiant évoque une profonde angoisse. En développant cette idée, Theodor Reik distingue la terreur de l’anxiété, en affirmant que la terreur est une émotion soudaine et paralysante, comme celle provoquée par le regard de Méduse, tandis que l’anxiété joue un rôle protecteur et anticipatif. Dans le cadre théorique de Lacan, le regard de Méduse perturbe les limites du psychisme, illustrant un esprit captivé et submergé par une force externe et puissante. César et Sara Botella se concentrent sur la projection extérieure du désir destructeur de Méduse, soulignant son absence d’auto-érotisme. À travers les interprétations psychanalytiques de Freud, Ferenczi, Klein, Reik, Lacan et des Botella, l’image de Méduse évoque les peurs archaïques de l’humanité envers la féminité, offrant un symbole puissant et ambivalent du regard, incarnant à la fois le pouvoir et la vulnérabilité. |
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