Dette de vie, l’aliénation imaginaire du sujet greffé
La transplantation confronte brutalement le sujet au réel traumatique d’un corps hybride et marqué par les traces de sa métamorphose. Sortir de la sidération psychique que cela peut provoquer, nécessite un travail de symbolisation permettant de recouvrir d’une trame imaginaire la béance laissée par...
Spremljeno u:
| Glavni autor: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
2017
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| Teme: | |
| Online pristup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sažetak: | La transplantation confronte brutalement le sujet au réel traumatique d’un corps hybride et marqué par les traces de sa métamorphose. Sortir de la sidération psychique que cela peut provoquer, nécessite un travail de symbolisation permettant de recouvrir d’une trame imaginaire la béance laissée par le trauma. Ce processus fait bien souvent émerger une problématique de don et de dette propre à la greffe. Dans le cas de transplantations présupposant le décès du donneur, le receveur qui pense la relation de don sur une modalité quantitative d’échange se trouve alors aliéné à une dette sans limite. Nous illustrerons avec l’histoire de deux patients greffés combien, dans un tel cas, l’enjeu serait de changer de paradigme dans leur mode de relation au donneur. L’ Essai sur le don de M. Mauss décrit un modèle relationnel où l’endettement du receveur se situe sur un registre qualitatif, mettant l’accent sur la possibilité pour le receveur de choisir son contre-don et celui à qui il l’adresse. Nous montrerons alors que ce modèle constitue un paradigme étayant pour penser la relation au donneur dans la transplantation d’organe. |
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