Body-hacking et logique supplétive : un mode contemporain de traitement du corps

La pratique du body-hacking (pirater son corps) est indubitablement postmoderne. Apparue au XXIe siècle, elle fait le pari que l’évolution passera par l’hybridation de l’humain avec la machine. Si le mouvement fédère un nombre relativement important d’amateurs ou de curieux, les discours de quelque...

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書誌詳細
主要な著者: Peoc’h, Mickaël, Druel, Gwénola
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2017
主題:
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:La pratique du body-hacking (pirater son corps) est indubitablement postmoderne. Apparue au XXIe siècle, elle fait le pari que l’évolution passera par l’hybridation de l’humain avec la machine. Si le mouvement fédère un nombre relativement important d’amateurs ou de curieux, les discours de quelques pionniers ne sont pas sans enseignements quant aux possibilités de suppléer à l’image d’un corps parlant désinvesti, incomplet ou inefficace. Qu’il s’agisse de résoudre le non-rapport sexuel, de localiser dans le corps des capteurs de jouissance ou de voiler le réel du corps, le body-hacking possède l’avantage de venir habiller, et donc potentiellement circonscrire, des pratiques proches de la mutilation. Elle s’enracine de plus dans un lien social relativement riche, par le biais des réseaux sociaux virtuels notamment. Les témoignages de certains hackers, sont ainsi très précieux pour explorer l’élaboration progressive des constructions symptomatiques faisant barrage à la jouissance.