Les Essais de Montaigne : le « je », réverbération mélancolique des absents

L’objet de ce texte est de souligner combien le travail d’écriture de Montaigne sur lui-même, élaborant le deuil de son ami puis de son père, est proche à bien des égards de celui de l’analysant et du psychanalyste. Une page typique des Essais apparaît en effet, par bien des aspects, comme le disco...

Полное описание

Сохранить в:
Библиографические подробности
Главный автор: Pirlot, Gérard
Формат: Article ou chapitre numérique
Язык:Français
Опубликовано: 2016
Предметы:
Online-ссылка:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Описание
Итог:L’objet de ce texte est de souligner combien le travail d’écriture de Montaigne sur lui-même, élaborant le deuil de son ami puis de son père, est proche à bien des égards de celui de l’analysant et du psychanalyste. Une page typique des Essais apparaît en effet, par bien des aspects, comme le discours de l’analysant soumis à la « libre association » : méandres, divergences, associations surprenantes, adhésion, puis changement de cap. Une opinion, une pensée, un rêve, sont observés aux prismes d’autres opinions, pensées ou rêves : telle pensée d’un auteur ancien, telle pensée de Montaigne lui-même, se renvoient dans un dialogue incessant au point qu’on ne peut qu’évoquer, dans cette manière d’écrire et de penser, à ce qu’A. Green appelle la réverbération rétroactive, l’irradiation significative et le rayonnement associatif trouvés dans le travail psychique propre à la cure .