Le touriste et le réfugié
À l’appui d’une enquête empirique réalisée dans une structure hospitalière – la PASS (Permanence d’accès aux soins de santé) – qui prend en charge les personnes sans Sécurité sociale, cet article propose d’analyser d’un point de vue sociologique les processus de construction des figures du patient m...
Gardado en:
| Autor Principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
2016
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | À l’appui d’une enquête empirique réalisée dans une structure hospitalière – la PASS (Permanence d’accès aux soins de santé) – qui prend en charge les personnes sans Sécurité sociale, cet article propose d’analyser d’un point de vue sociologique les processus de construction des figures du patient migrant et précaire dans les interactions entre patients et professionnels.Ces figures se construisent dans le cadre d’une structure de type assistanciel et grâce à l’utilisation de statuts administratifs qui permettent d’identifier et de catégoriser, dans un premier temps, les patients. La réactivation des oppositions traditionnelles entre le bon et le mauvais pauvre, le bon et le mauvais patient ou encore entre le bon et le mauvais migrant permettent, dans un second temps, aux professionnels de replacer ces catégories et identités dans un cadre moral.Nous verrons notamment le rôle central que joue ici la mise en récit des patients, de leur parcours de vie et de leur maladie, dans ces processus d’assignation d’identités. Ces derniers s’appuient largement sur des catégories produites par l’État, mais aussi sur la perception individuelle que se font les professionnels des patients et sur les sentiments tels que la compassion ou le mérite qui en ressortent. |
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