Mal de mère : la « vraie » femme
La maternité est-elle le parachèvement logique et l’aboutissement nécessaire de la féminité ? Si l’on considère que le désir d’enfant se substitue au désir du phallus, au « Penisneid », et que le désir d’être mère tente de répondre à ce qui s’est joué dans le rapport (ravageant) de la femme à sa pro...
Tallennettuna:
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| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
2015
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| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | La maternité est-elle le parachèvement logique et l’aboutissement nécessaire de la féminité ? Si l’on considère que le désir d’enfant se substitue au désir du phallus, au « Penisneid », et que le désir d’être mère tente de répondre à ce qui s’est joué dans le rapport (ravageant) de la femme à sa propre mère, il semble effectivement difficile de penser la féminité sans la maternité.Mais que l’on considère aussi que l’advenue d’un enfant dans le réel ne corresponde pas forcément à la réponse que ces désirs appelaient, et que les situations pathologiques démontrant toute l’ambivalence des mères vis-à-vis de leurs enfants sont loin d’être rares (certaines pouvant même s’avérer extrêmes), et l’on admettra alors que c’est plutôt sur le mode de l’opposition radicale que féminité et maternité s’articulent parfois.Ce que le mythe de Médée – la « vraie femme », selon Lacan – laissait déjà entendre : en tuant ses enfants, c’était aussi la mère en elle qu’elle tuait, pour ne plus laisser place qu’à la seule femme. |
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