L'écriture autofictionnelle : une odyssée libératrice

La lecture analytique de trois textes autofictionnels, Le Condottière de G. Perec, Les mots de J.-P. Sartre et L’aristocrate d’E. Weiss, permet dans un premier temps de mettre en lumière des tableaux cliniques très proches de fonctionnements limites narcissiques. Ces textes rendent palpable la s...

Ausführliche Beschreibung

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Bibliographische Detailangaben
1. Verfasser: Somé, Isabelle
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: 2015
Schlagworte:
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beschreibung
Zusammenfassung:La lecture analytique de trois textes autofictionnels, Le Condottière de G. Perec, Les mots de J.-P. Sartre et L’aristocrate d’E. Weiss, permet dans un premier temps de mettre en lumière des tableaux cliniques très proches de fonctionnements limites narcissiques. Ces textes rendent palpable la souffrance limite et l’éclairent mieux que bien des articles scientifiques. Ces trois textes donnent également à penser que la tragédie limite se joue en premier lieu, en l’absence de limites solides et respectées, dans la tension entre un enfant perdu traumatisé et un petit Œdipe n’ayant pas renoncé à ses fins. L’analyse de ces trois œuvres révèle dans un second temps le stratagème des auteurs d’autofictions pour remédier à cette insoutenable tension intrapsychique : leur témoin interne s’identifie à Freud pour, tout d’abord, retrouver et adopter l’enfant fou à l’abri du fantasme d’autoengendrement, puis, parvenir à ses fins œdipiennes en lui volant la plume de père de la psychanalyse,. Stratagème malhabile certes, mais qui permet néanmoins d’écrire, de (sur)vivre.