Le corps-mémoire
Partant de l’expérience de certaines cures marquées non pas tant par le silence de l’analysant que par une teneur très particulière de ses dires ancrés dans des symptômes corporels, on abordera la question de l’émergence du langage dans de telles problématiques psychiques, comme étant coextensive à...
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| Autor Principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
2015
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Partant de l’expérience de certaines cures marquées non pas tant par le silence de l’analysant que par une teneur très particulière de ses dires ancrés dans des symptômes corporels, on abordera la question de l’émergence du langage dans de telles problématiques psychiques, comme étant coextensive à une empreinte mémorielle caractérisée par un effacement du travail du préconscient auquel s’est substitué un corps « invasif ».
Dans de tels cas, l’analyste est aux prises avec l’impression transmise d’une ossification de l’écriture psychique, un tissu mnésique cicatriciel entre mort et vif. L’article évoquera plus particulièrement un cas clinique par rapport auquel des sculptures d’Henry Moore ont produit dans l’écoute de l’analyste une médiation représentationnelle saisissante et fait fonction d’étayage contre-transférentiel. Les propositions théoriques de Winnicott, Pontalis et Fairbairn sur l’organisation de défenses reliées à un effondrement précoce, et sur des états émotivo-corporels sous-jacents à ces défenses, permettront d’appréhender un psychisme primitif fonctionnant à l’équivalence « d’habitus corporels », et dans lequel prédomine un moi narcissique en émergence indexé sur l’éprouvé d’un corps en désaide. L’auteure parlera en l’occurrence « d’un corps-mémoire-scriptural », celui dont elle dira qu’il est précisément question dans l’œuvre de Moore.
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