L'accent, une langue qui résiste

Dans cet article, nous nous intéresserons à l’accent en proposant l’idée qu’il est une langue du dessous. Une langue de transport d’autres langues dissimulées sous la langue parlée et qui introduisent toute la géographie intérieure de l’exil. L’accent désigne bien souvent l’étranger de la langue du...

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Bewaard in:
Bibliografische gegevens
Hoofdauteur: Masson, Céline
Formaat: Article ou chapitre numérique
Taal:Français
Gepubliceerd in: 2014
Onderwerpen:
Online toegang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Omschrijving
Samenvatting:Dans cet article, nous nous intéresserons à l’accent en proposant l’idée qu’il est une langue du dessous. Une langue de transport d’autres langues dissimulées sous la langue parlée et qui introduisent toute la géographie intérieure de l’exil. L’accent désigne bien souvent l’étranger de la langue du pays et cet accent dérange car il perturbe la musique bien connue de la langue vernaculaire. Le locuteur introduit une impureté dans la langue dite maternelle mais cette impureté est une résistance à trahir sa langue maternelle, qu’il met en concurrence avec une langue d’adoption. Traces mémorielles de langue(s) sous la langue qui font irruption « sur » la langue comme un symptôme. Il est intéressant d’entendre les tours de langue que le sujet « déplacé » peut infliger à la langue du pays d’accueil, une manière de négocier avec sa langue maternelle en faisant un « écart » avec la langue du pays d’accueil.