Robes, défilés et dérobades
La psychanalyse ne se risqua que frileusement à soulever la question de la robe, se réduisant à son tissu comme recouvrement du corps féminin, osant l’allusion à la robe comme seconde peau, ou à sa danse pulsionnelle avec la mode. Cette frilosité aurait-elle à voir avec la fonction vestimentaire ell...
Uloženo v:
| Hlavní autor: | |
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
2013
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| Témata: | |
| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | La psychanalyse ne se risqua que frileusement à soulever la question de la robe, se réduisant à son tissu comme recouvrement du corps féminin, osant l’allusion à la robe comme seconde peau, ou à sa danse pulsionnelle avec la mode. Cette frilosité aurait-elle à voir avec la fonction vestimentaire elle-même, ou plutôt avec le lien incontournable qu’elle tisse avec la féminité ? Là où Freud faisait de la femme un « continent noir », il aura fallu attendre les travaux de Lacan pour que la question de la féminité outrepasse sa dimension subversive. Mais la robe, objet phare de la vie d’une femme, ne serait-elle pas restée pendue au vestiaire avec la multitude des futilités que l’on prête aux femmes ? Ou serait-ce que la robe recouvre l’épineuse rencontre avec la castration ? Pourrions-nous imaginer une reformulation enrobée de la question « Que veut une femme ? » en un « Que soulève la robe ? » Là est notre propos. Il s’agira d’analyser la fonction recouverte par la robe dans le champ psychanalytique, tant du point de vue de la femme qui la porte que de l’autre qui la regarde. |
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