L'apport freudien sur les névroses de guerre : un nouage entre théorie, clinique et éthique

La prise en compte des traumatismes de la Première Guerre mondiale constitua un moment charnière dans l’histoire de la psychanalyse. L’étude des névroses traumatiques en temps de guerre eut des répercussions au niveau de la théorie psychanalytique et des conséquences au niveau de la politique freudi...

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المؤلفون الرئيسيون: Sokolowsky, Laura, Maleval, Jean-Claude
التنسيق: Article ou chapitre numérique
اللغة:Français
منشور في: 2012
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الملخص:La prise en compte des traumatismes de la Première Guerre mondiale constitua un moment charnière dans l’histoire de la psychanalyse. L’étude des névroses traumatiques en temps de guerre eut des répercussions au niveau de la théorie psychanalytique et des conséquences au niveau de la politique freudienne au début des années 1920. Cette catégorie clinique permit à Freud d’aborder autrement le phénomène de la répétition, comme répétition du déplaisir, et de jeter les bases d’un nouveau dualisme pulsionnel. Elle le mena aussi à formuler des avancées de la théorie psychanalytique de l’angoisse, du narcissisme et de l’identification. Freud fut appelé comme expert devant une commission du parlement autrichien, chargée d’examiner les plaintes d’anciens soldats qui avaient été traités par le biais de traitements corporels à visée punitive. Il dut se prononcer sur le cas exemplaire du lieutenant Kauders. Ce soldat, atteint de symptômes post-traumatiques, fut suspecté de simulation et hospitalisé dans la clinique du professeur Wagner-Jauregg afin d’y être traité par le procédé électrique, alors couramment employé. Dans le cadre de son expertise, Freud prit la défense du lieutenant en affirmant la dimension psychique du trauma. Il souligna que l’application thérapeutique de la psychanalyse sur une large échelle était justifiée, les expériences menées par ses élèves auprès des soldats traumatisés l’ayant déjà prouvé. Le développement d’institutions psychanalytiques, sur le modèle de la policlinique de Berlin, fondée en février 1920, constitua la toile de fond de cette argumentation et la visée politique d’une psychanalyse pour tous.