Le Da Vinci Code de Freud : crime et interprétation
RésuméCet article part de l’idée que Freud voulait établir un lien fort entre le crime et l’interprétation psychoanalytique. Il pensait que l’interprétation devait être aussi radicale que possible, ce qui ne pouvait exclure ni transgression ni profanation. C’est du moins la thèse qu’il expose à Oska...
Kaydedildi:
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| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
2009
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| Konular: | |
| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | RésuméCet article part de l’idée que Freud voulait établir un lien fort entre le crime et l’interprétation psychoanalytique. Il pensait que l’interprétation devait être aussi radicale que possible, ce qui ne pouvait exclure ni transgression ni profanation. C’est du moins la thèse qu’il expose à Oskar Pfister, et c’est aussi la thèse qui sous-tend sa lecture du Moïse de Michel-Ange. Elle a des conséquences pour sa psychobiographie de Léonard de Vinci. Il était donc inévitable que Pfister suive Freud et hallucine un vautour dans la robe de sainte Anne, alors qu’il n’y en a, de toute évidence, aucun. J’interprète ensuite cette dérive herméneutique selon les termes de Walter Benjamin qui fonde son analyse de l’œuvre d’art sur une dialectique de l’aura et des traces. Nous cherchons des traces afin d’inventer un récit capable de rapprocher de nous l’œuvre auratique trop distante et mystérieuse. Voici pourquoi Freud nous ramène vers des auteurs de romans policiers contemporains comme Dan Brown. Pourtant le Da Vinci Code de Freud comporte une différence majeure – il ne cherche pas à nous rendre plus stupides mais bien à nous rendre plus conscients de notre propre généalogie sexuelle. |
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