L'œuvre en effet. La posture freudienne envers l'art
RésuméL’artiste n’a pas à être soumis à la psychanalyse, dans la mesure même où l’œuvre d’art constitue en soi une solution inconsciente, alternative à celle du symptôme – ce qui invalide quelque « psychanalyse appliquée » à l’art. Cela pourtant n’implique pas quelque impunité inconsciente ou désabo...
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| Autor principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
2009
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | RésuméL’artiste n’a pas à être soumis à la psychanalyse, dans la mesure même où l’œuvre d’art constitue en soi une solution inconsciente, alternative à celle du symptôme – ce qui invalide quelque « psychanalyse appliquée » à l’art. Cela pourtant n’implique pas quelque impunité inconsciente ou désabonnement à l’inconscient à bon marché : non seulement parce que le symptôme coexiste régulièrement avec la « création », mais parce que dès lors qu’il expose ou s’expose, produisant un effet sur le spectateur, celui-ci a le droit de savoir comment l’effet opère – c’est en tout cas le désir freudien qui l’oriente du même coup vers les arts plastiques qui donnent le temps, sinon le loisir, de conjoindre un savoir à la jouissance. Aussi bien la névrose, en miroir, cesse d’être chez Freud un simple objet psychopathologique pour se poser en « œuvre d’art de la nature psychique » – métaphore qu’il faut prendre à la lettre. C’est dans l’art des refuse, détails ou déchets précieux, que culminent l’art de l’analyste aussi bien que la prise de l’œuvre d’art dans le regard freudien. La traversée de ce trajet, de l’objet du fantasme à la chose sublimée, fait entendre, au-delà de toute esthétisation de l’inconscient, le constat de Lacan que, du précédent de l’artiste, l’analyste a « à prendre de la graine ». |
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