Les enjeux phénoménologiques de la rencontre clinique
RésuméL’auteur part de cette interrogation fréquente des étudiants en psychologie clinique : « Qu’est-ce qui fait qu’il y a, ou non, rencontre clinique ? » Celle-ci le conduit à éclaircir ce qui constitue la part de « l’art » thérapeutique en psychothérapie. Partant du postulat hippocratique « qu’en...
Guardado en:
| Autor principal: | |
|---|---|
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
2008
|
| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | RésuméL’auteur part de cette interrogation fréquente des étudiants en psychologie clinique : « Qu’est-ce qui fait qu’il y a, ou non, rencontre clinique ? » Celle-ci le conduit à éclaircir ce qui constitue la part de « l’art » thérapeutique en psychothérapie. Partant du postulat hippocratique « qu’entre tous les arts, c’est celui du médecin qui est le plus éminent » puis de l’interprétation qu’en fait Balint pour fonder son fameux dispositif de groupe visant à développer « la sensibilité croissante et le talent thérapeutique du soignant », l’auteur propose d’adopter une « attitude phénoménologique ». Celle-ci éclaire, dans la continuité des avancées opérées par les concepts psychanalytiques de « contre-transfert » et de « position active » du praticien, les sources motionnelles du talent thérapeutique. Il s’ensuit une « analyse d’essence » de la rencontre clinique. Ce travail convoque le concept phénoménologique « d’espace thymique » (Binswanger, 1932) pour dégager les trois dimensions (topique, dynamique et économique) d’une « méta-rencontre » qui se présenterait comme la condition nécessaire pour que la rencontre clinique puisse advenir dans le dispositif psychothérapeutique. |
|---|