Violence du temps et pathologies hypermodernes

RésuméL’objet de cet article est de mettre en relation les caractéristiques de la société hypermoderne et les types de pathologies qui lui sont associées. La mondialisation et la flexibilité généralisée de l’économie, conjuguées à un nouveau rapport au temps fondé sur l’urgence et l’immédiateté ont...

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Autore principale: Aubert, Nicole
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2008
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Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:RésuméL’objet de cet article est de mettre en relation les caractéristiques de la société hypermoderne et les types de pathologies qui lui sont associées. La mondialisation et la flexibilité généralisée de l’économie, conjuguées à un nouveau rapport au temps fondé sur l’urgence et l’immédiateté ont conduit à l’apparition d’une société exigeant une extrême réactivité et une adaptabilité permanente. Dans un contexte où les relations durables ont laissé la place aux relations « liquides » et éphémères, le rapport à soi-même est désormais sous-tendu par une obligation de dépassement de soi et d’hyper-performance. L’individu est désormais obligé d’être dans le « trop » pour ne pas être dans le « rien » ou le « vide » et de courir toujours plus vite pour ne pas se retrouver dans l’inexistence économique conduisant à l’inexistence de soi. Les pathologies hypermodernes sont, dès lors, des pathologies de l’hyperfonctionnement de soi conduisant à la rupture de soi lorsque l’individu, ne trouvant plus d’espace pour se mettre à distance, n’a plus d’autre recours qu’une déconnexion brutale pour briser un cercle infernal. L’apparition récente des suicides sur le lieu de travail est un des signes de la violence des temps hypermodernes.