Le coaching : main basse sur le marché de la souffrance psychique
RésuméLe coaching s’étend aujourd’hui à tous les domaines de la vie quotidienne. On le rencontre jusque dans les établissements de santé, où il explique comment bien se comporter pour mieux se porter. Avec ses recettes psychologiques et son jargon managérial, il touche jusqu’au plus intime de nous-m...
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| Hoofdauteurs: | , |
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| Formaat: | Article ou chapitre numérique |
| Taal: | Français |
| Gepubliceerd in: |
2007
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| Onderwerpen: | |
| Online toegang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Samenvatting: | RésuméLe coaching s’étend aujourd’hui à tous les domaines de la vie quotidienne. On le rencontre jusque dans les établissements de santé, où il explique comment bien se comporter pour mieux se porter. Avec ses recettes psychologiques et son jargon managérial, il touche jusqu’au plus intime de nous-mêmes. Nouvelle forme de contrôle social, cette idéologie a trouvé sa place sur l’intarissable marché de la souffrance psychique générée par le climat d’incertitude qui règne aujourd’hui dans le monde dérégulé du néolibéralisme. À des êtres psychologiquement vulnérables et socialement désorientés par l’injonction paradoxale d’être créatif et conformiste, de s’épanouir ontologiquement tout en se soumettant économiquement, les coachs offrent un airbag psychoaffectif qui apaise ce qu’ils appellent eux-mêmes un intense besoin d’être « sécurisé ». Le corrélat du dispositif général de maintenance sociale qui se met en place à travers cette idéologie sécuritaire est le consentement « libre et éclairé » des individus aux valeurs marchandes de rentabilité et de compétitivité. Le coaching apporte ainsi sa caution à la pauvreté d’une anthropologie des richesses, une anthropologie étroitement économiste et bio-mécanique qui rend le monde dans lequel nous vivons (inégalités économiques et sociales comprises) absolument bon, naturel et nécessaire. |
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