Le cas A.B. : une question de structure
Résumé Dans sa correspondance avec le Pasteur Pfister, à propos d’un jeune américain, A.B., Freud s’interroge sur le diagnostic et s’étonne du fait que ce patient semble passer de la névrose à la psychose. Ce questionnement soulève des questions quant à l’approche structurale, névrose, psychose, per...
Saved in:
| Main Author: | |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Language: | Français |
| Published: |
2006
|
| Subjects: | |
| Online Access: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Résumé
Dans sa correspondance avec le Pasteur Pfister, à propos d’un jeune américain, A.B., Freud s’interroge sur le diagnostic et s’étonne du fait que ce patient semble passer de la névrose à la psychose. Ce questionnement soulève des questions quant à l’approche structurale, névrose, psychose, perversion, soutenue par Lacan. En reprenant le cas en détail, nous tentons de reconstruire la structure d’A.B. Il apparaît tout d’abord important de resituer le cas dans le contexte de la théorie freudienne et de ses évolutions. Ensuite, le diagnostic de schizophrénie peut être mis en question. Enfin, A.B. semble bien être le cas du Gingerbreadman évoqué par Freud dans « Inhibition, symptôme, angoisse » (1926), cas de phobie infantile, ce qui signifie qu’il y a eu rencontre de la castration maternelle. Un trait de perversion, sous la forme d’une masturbation fétichiste, se révèle par ailleurs déterminant, dans le sens de cette reconnaissance au moins partielle de la castration. Sans que nous puissions cependant connaître le diagnostic de façon certaine, du fait de l’incomplétude des éléments livrés, nous montrons que Freud, loin d’être éloigné d’une approche structurale, essaie justement, dans ses tâtonnements, de poser un diagnostic en termes de structure. |
|---|