La fin des écritures et le commencement du livre
Résumé Le monothéisme, impensable sans la traduction des Septante, a pour lieu le monolinguisme grec. Mais la traduction des « écritures » dans la forme du livre marque aussi la genèse interminable du monothéisme et le jeu de sa structure. C’est pourquoi les stratégies d’appropriation d’Abraham par...
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| Autor principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
2006
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| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Résumé
Le monothéisme, impensable sans la traduction des Septante, a pour lieu le monolinguisme grec. Mais la traduction des « écritures » dans la forme du livre marque aussi la genèse interminable du monothéisme et le jeu de sa structure. C’est pourquoi les stratégies d’appropriation d’Abraham par les religions « monothéistes » sont abyssales : le patriarche est introuvable, comme ce qui revient au père, aux juifs, et aux autres. Nietzsche : l’analyse de la transformation du Dieu-peuplé en un Dieu universel et la mort de Dieu en tout sens. Une telle mutation du divin sous-tend la naissance du christianisme, comme du monothéisme, elle signifie la perte de l’idée d’élection. Le monothéisme, expression, sur le plan de la transcendance, de la vie politique et de la politique de la vie, est inséparable d’un retrait de la foi et d’une avancée de la croyance, mais aussi de la substitution de l’idée d’« égalité » à celle d’« élection ». Pas alors de démocratie peuplée sans une écriture qui s’expose, telle celle de Nietzsche, à ne plus appartenir simplement au monothéisme du livre, c’est-à-dire à se laisser traverser par une vérité plurielle et différente. |
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