Perdre et détruire : la violence face à « l'œuvre de la mort »

Résumé La question du deuil intéresse la notion de primitif en ce qu’elle renvoie l’individu à des angoisses primaires de souffrance, d’abandon, de désêtre. Il me semble alors essentiel de comprendre et d’entendre, chez certains patients endeuillés, « l’archaïque régressif », selon l’expression de F...

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מידע ביבליוגרפי
מחבר ראשי: Laufer, Laurie
פורמט: Article ou chapitre numérique
שפה:Français
יצא לאור: 2005
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גישה מקוונת:Accès Université d'Orléans et IFPM
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סיכום:Résumé La question du deuil intéresse la notion de primitif en ce qu’elle renvoie l’individu à des angoisses primaires de souffrance, d’abandon, de désêtre. Il me semble alors essentiel de comprendre et d’entendre, chez certains patients endeuillés, « l’archaïque régressif », selon l’expression de Freud, afin de saisir ce qui peut se symboliser de la violence du deuil. Perdre l’autre ouvre à un savoir psychique sur la destruction. La violence faite à l’endeuillé s’inscrit dans la résurgence de ses fantasmes de meurtre, ses vœux de mort. Afin d’éviter le contact avec cette violence, la vie psychique de l’endeuillé s’est neutralisée, pétrifiée. Un détour vers les chasseurs de têtes de Mélanésie et de Papouasie peut tenter d’éclairer les mécanismes de cette « régression archaïque ». L’enjeu clinique est ici de permettre aux patients endeuillés un mouvement de régression psychique afin d’éviter l’effondrement mélancolique.