L’amour est toujours réciproque dans la sphère d’aimance
Résumé Lacan affirme que l’amour est toujours réciproque. Ce qui semble d’abord paradoxal se confirme si la réciprocité de l’amour vient de sa négativité. Le mythe antique de la bête à deux dos actualise l’impuissance d’un homme et d’une femme à retrouver le Un unifiant premier, enfer...
Gorde:
| Egile nagusia: | |
|---|---|
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
2004
|
| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Résumé
Lacan affirme que l’amour est toujours réciproque. Ce qui semble
d’abord paradoxal se confirme si la réciprocité de l’amour vient de sa
négativité. Le
mythe antique de la bête à deux dos
actualise l’impuissance d’un homme et d’une femme à retrouver le
Un unifiant premier, enfermés qu’ils
sont, chacuns, dans leurs natures de Uns
unaires. Différence des sexes oblige, le mal d’amour est
universellement partagé.
Cette réciprocité peut-elle se positiver comme le postule le
mythe lacanien de la main qui se tend vers la
bûche ? Les interférences possibles entre l’amour des amants et
l’amour de transfert permettent d’observer le miracle du
métamour nécessitant la création d’un
troisième mythe opératoire : le mythe du Quatre
en puissance de retour du Un.
Ce métamour éprouvé dans
la cure s’avère la reviviscence de l’ affect
spéculaire. Pendant le stade du
miroir, l’ infans a connu,
une fois pour toute, le bonheur de l’amour partagé, de la
réciprocité positive avec la
Mère symbolique ; laquelle a su, après
avoir laissé s’inscrire dans l’inconscient de son bébé la marque heureuse de
l’amour fusionnel, disparaître définitivement pour lui permettre d’y renoncer
et de connaître le quatuor subjectivant : Père-Mère-Enfant-Phallus. Fort de
cette expérience heureuse, le sujet pourra éprouver, plus tard, d’autres amours
dont la réciprocité négative n’est,
après tout, que le reflet inversé de la réciprocité positive première. |
|---|