Singularités et paradoxes de la clinique psychanalytique : pertinence du singulier comme objet de connaissance

RésuméLes questions que pose a priori la clinique psychanalytique quant à sa méthodologie et à sa validation scientifique sont nombreuses, face à l’émergence d’une certaine idéologie scientifique actuelle, aux soubassements économiques, qui interroge la pertinence du singulier pour la compréhension...

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Dades bibliogràfiques
Autor principal: Orgiazzi Billon-Galland, Isabelle
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 2003
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Descripció
Sumari:RésuméLes questions que pose a priori la clinique psychanalytique quant à sa méthodologie et à sa validation scientifique sont nombreuses, face à l’émergence d’une certaine idéologie scientifique actuelle, aux soubassements économiques, qui interroge la pertinence du singulier pour la compréhension que vise toute science. Mais « le vrai se dérobe au milieu de l’exactitude », tout comme la reproductibilité des faits elle-même se dérobe dès lors que l’intersubjectif survient. La clinique psychanalytique, métapsychologie et non psychologie de la cognition, montre combien la vie psychique d’un sujet ne peut être pensée indépendamment de l’histoire de la manière dont ce sujet signifie sa pulsion au regard de l’objet dans l’intergénérationnel. La compréhension des biologistes soutient de même que les réponses du système nerveux ne peuvent elles-mêmes être pensées indépendamment de l’histoire individuelle, en interaction avec l’environnement et en construction permanente au sein de ces interactions ; c’est l’histoire singulière, sensorielle et affective, épigénétique, qui introduit la flexibilité du déterminisme génétique caractéristique du système nerveux d’un sujet, « individu extrême, et en même temps individu social extrême ». Le « je pense, donc je suis » n’est pas suffisant, entretenant un dialogue avec un « autre » qui engage le « je désire, donc je suis ».