Le langage comme écriture : théorie et clinique lacaniennes

RésuméLe lien entre langage et écriture est compréhensible, voire nécessaire, si on prend le biais d’un axe composé par les vecteurs suivants : lettre – homophonie – son (le fait qu’un mot consonne avec un autre) – absence de sens (ou ab-sens). En effet c’est seulement l’écriture qui permet de décou...

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שמור ב:
מידע ביבליוגרפי
מחבר ראשי: Harari, Roberto
פורמט: Article ou chapitre numérique
שפה:Français
יצא לאור: 2003
נושאים:
גישה מקוונת:Accès Université d'Orléans et IFPM
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סיכום:RésuméLe lien entre langage et écriture est compréhensible, voire nécessaire, si on prend le biais d’un axe composé par les vecteurs suivants : lettre – homophonie – son (le fait qu’un mot consonne avec un autre) – absence de sens (ou ab-sens). En effet c’est seulement l’écriture qui permet de découper, distinguer, deux mots qui sonnent de la même manière ou presque. En introduisant ce type d’écoute, on peut dire, de façon métaphorique, que l’analysant et l’analyste « se donnent des écrits ». Il s’agit du travail fait en fonction du « motérialisme », ainsi nommé par Lacan et exemplifié au moyen d’une paranomase réalisée dans le même mot. C’est le biais réel du langage qui est ici pris en compte et non sa seule considération symbolique. Celle-ci en effet opère en fonction des autres vecteurs bien connus / signifiant – homonymie – résonner – polysémie, et bien sûr, cette exclusivité ne va pas loin en termes d’efficience clinique, le travail analytique venant combler, encore plus, l’imaginaire de l’analysant alors qu’il s’agit dans la conduite de la cure de créer les conditions propices à l’invention de signifiants nouveaux. Cette approche du biais réel du langage se déroule à partir du cas d’Anna O., du célèbre fétichiste de l’article freudien et du fantasme de la girafe appartenant au cas du petit Hans, dont on localise la méthode de chiffonnage (des papiers mais aussi des lettres).