Clinique de l'homosexualité masculine : Homo-Éros et les vicissitudes de l'organisation névrotique
RésuméLes psychanalystes ont toujours été tentés de rendre compte de l’homosexualité en termes psychopathologiques afin d’en préciser le contexte nosologique. Au fil du temps, la métapsychologie a opéré une ligne de partage entre, d’une part, les homosexualités agies qu’elle conçoit comme des modes...
Sábháilte in:
| Príomhchruthaitheoir: | |
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| Formáid: | Article ou chapitre numérique |
| Teanga: | Français |
| Foilsithe / Cruthaithe: |
2002
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| Ábhair: | |
| Rochtain ar líne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Achoimre: | RésuméLes psychanalystes ont toujours été tentés de rendre compte de l’homosexualité en termes psychopathologiques afin d’en préciser le contexte nosologique. Au fil du temps, la métapsychologie a opéré une ligne de partage entre, d’une part, les homosexualités agies qu’elle conçoit comme des modes de fixation au narcissisme primaire entrant dans le cadre de problématiques pré-œdipiennes, et, d’autre part, l’homosexualité psychique qu’elle comprend comme un mode de fixation au narcissisme secondaire entrant dans le cadre de problématiques œdipiennes.
Les travaux les plus récents, portant sur la place du féminin et du masculin dans les deux sexes, sur la valeur de l’attachement libidinal homo-érotique et homo-objectal dans l’homosexualité, sur l’archaïque dans la névrose et sur les préfigurations œdipiennes dans les états-limites ont eu pour effet de complexifier la question de l’homosexualité en psychanalyse en la situant au plus près des subtilités cliniques.
Le cas psychothérapique d’un homme présentant une organisation névrotique, des conduites bisexuelles et un investissement d’objet homo-érotique permettra d’argumenter deux points de vue. D’une part, l’homosexualité manifeste n’est pas nécessairement témoin d’une organisation narcissique structurale ou d’une défaillance des capacités de symbolisation. D’autre part, l’homosexualité névrotique ne se réduit pas à une solution régressive devant l’Œdipe et l’hétérosexualité génitale, mais elle est susceptible de mobiliser des fixations pathogènes précoces qui n’en font pas pour autant un cas de figure de pathologie narcissique.
Cet article entend ainsi se centrer sur les formes de passage entre homosexualité psychique et agie dans la névrose, c’est-à-dire entre acte-symptôme et conflictualité intra-psychique. Enfin, les théorisations actuelles de l’homosexualité dans la névrose devraient clairement différencier ce qui relève, d’une part des représentations de relation à l’image paternelle prégénitale, telle qu’elle est organisée par le symbole phallique au sein de la triade narcissique du stade anal, et ce qui renvoie, d’autre part aux représentations de relation à l’image paternelle génitale, telle qu’elle est vectorisée par le symbole pénien au sein de la triangulation objectale de l’étape œdipienne. |
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