« Ma vie est un ouvrage à l'aiguille »

La couture et la broderie sont deux activités qui ont marqué, pendant des siècles, la présence féminine à l’intérieur de la famille. Parfois geste technique et nécessaire, parfois moment de formation et/ou d’évasion, la broderie a d’ailleurs constitué l’un des savoir-faire nécessaires pour la jeun...

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Bibliographic Details
In:Clio. Histoire, femmes et sociétés | 35 | 1 | 2012-06-15 | p. 89-106 | 1252-7017
Main Author: Iuso, Anna
Format: Article ou chapitre numérique
Language:Français
Published: 2012
Subjects:
Online Access:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Summary:La couture et la broderie sont deux activités qui ont marqué, pendant des siècles, la présence féminine à l’intérieur de la famille. Parfois geste technique et nécessaire, parfois moment de formation et/ou d’évasion, la broderie a d’ailleurs constitué l’un des savoir-faire nécessaires pour la jeune fille bourgeoise vouée au mariage, nécessitant, pour l’affirmation de sa présence sociale, un trousseau. Par ailleurs, pendant ces derniers siècles, les femmes se sont emparées de l’écriture pour en faire à la fois un moment de réflexion, de gestion, de mémoire de soi et de la famille : en quoi ces pratiques se ressemblent-elles ? En quoi la solitude, le repli sur soi, le silence, la lenteur, la précision du geste, le marquage (du papier, du tissu) deviennent, tout le long du xix e siècle, les éléments communs de savoir-faire qui contribuent de façon analogue à forger, dans l’espace et dans le temps, l’identité individuelle féminine et son insertion sociale ? En quoi l’écriture de soi a accompagné, puis remplacé, le travail de l’aiguille ?