Geneviève Dermenjian, Irène Jami, Annie Rouquier & Françoise Thébaud (coord.), La place des femmes dans l’histoire. Une histoire mixte

L’histoire européenne s’est construite sur des mariages entre familles souveraines européennes. Pourtant, ce modèle n’est pas universel : de l’autre côté de la Méditerranée, l’Empire ottoman proposa un autre modèle d’unions matrimoniales royales, qui étonnait les voyageurs occidentaux : les sultans...

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Dans:Clio. Histoire, femmes et sociétés | 34 | 2 | 2011-12-26 | p. n17-n17 | 1252-7017
Auteur principal: Alessandria, Laurence
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2011
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:L’histoire européenne s’est construite sur des mariages entre familles souveraines européennes. Pourtant, ce modèle n’est pas universel : de l’autre côté de la Méditerranée, l’Empire ottoman proposa un autre modèle d’unions matrimoniales royales, qui étonnait les voyageurs occidentaux : les sultans ottomans ne prenaient pas d’épouses de noble lignée ; ils cessèrent même progressivement de prendre des épouses tout court, pour leur préférer des concubines esclaves. Leurs filles mêmes, plutôt que d’être mariées “selon leur rang”, étaient données à des “esclaves”. C’est le pragmatisme politique des Ottomans, ainsi que leur constante volonté d’afficher leur supériorité lignagère, qui explique l’apparition de ce modèle à la fin du xve siècle. L’objectif de l’article est de mettre en perspectives les ressorts politiques d’une telle transformation des règles matrimoniales dynastiques et d’en expliciter les conséquences.