Ana Iriarte & Laura Sancho Rocher (dir.), Los antiguos griegos desde el observatorio de París

L’histoire européenne s’est construite sur des mariages entre familles souveraines européennes. Pourtant, ce modèle n’est pas universel : de l’autre côté de la Méditerranée, l’Empire ottoman proposa un autre modèle d’unions matrimoniales royales, qui étonnait les voyageurs occidentaux : les sultans...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:Clio. Histoire, femmes et sociétés | 34 | 2 | 2011-12-26 | p. n01-n01 | 1252-7017
Autor principal: Grand-Clément, Adeline
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 2011
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Descripció
Sumari:L’histoire européenne s’est construite sur des mariages entre familles souveraines européennes. Pourtant, ce modèle n’est pas universel : de l’autre côté de la Méditerranée, l’Empire ottoman proposa un autre modèle d’unions matrimoniales royales, qui étonnait les voyageurs occidentaux : les sultans ottomans ne prenaient pas d’épouses de noble lignée ; ils cessèrent même progressivement de prendre des épouses tout court, pour leur préférer des concubines esclaves. Leurs filles mêmes, plutôt que d’être mariées “selon leur rang”, étaient données à des “esclaves”. C’est le pragmatisme politique des Ottomans, ainsi que leur constante volonté d’afficher leur supériorité lignagère, qui explique l’apparition de ce modèle à la fin du xve siècle. L’objectif de l’article est de mettre en perspectives les ressorts politiques d’une telle transformation des règles matrimoniales dynastiques et d’en expliciter les conséquences.