Fabrice Virgili & Danièle Voldman, La garçonne et l'assassin. Histoire de Louise et de Paul, déserteur travesti, dans le Paris des années folles

L’histoire européenne s’est construite sur des mariages entre familles souveraines européennes. Pourtant, ce modèle n’est pas universel : de l’autre côté de la Méditerranée, l’Empire ottoman proposa un autre modèle d’unions matrimoniales royales, qui étonnait les voyageurs occidentaux : les sultans...

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Julkaisussa:Clio. Histoire, femmes et sociétés | 34 | 2 | 2011-12-26 | p. 296-298 | 1252-7017
Päätekijä: Tamagne, Florence
Aineistotyyppi: Article ou chapitre numérique
Kieli:Français
Julkaistu: 2011
Linkit:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Yhteenveto:L’histoire européenne s’est construite sur des mariages entre familles souveraines européennes. Pourtant, ce modèle n’est pas universel : de l’autre côté de la Méditerranée, l’Empire ottoman proposa un autre modèle d’unions matrimoniales royales, qui étonnait les voyageurs occidentaux : les sultans ottomans ne prenaient pas d’épouses de noble lignée ; ils cessèrent même progressivement de prendre des épouses tout court, pour leur préférer des concubines esclaves. Leurs filles mêmes, plutôt que d’être mariées “selon leur rang”, étaient données à des “esclaves”. C’est le pragmatisme politique des Ottomans, ainsi que leur constante volonté d’afficher leur supériorité lignagère, qui explique l’apparition de ce modèle à la fin du xve siècle. L’objectif de l’article est de mettre en perspectives les ressorts politiques d’une telle transformation des règles matrimoniales dynastiques et d’en expliciter les conséquences.