Philippe RYGIEL (coordonné par), « Réfugié(e)s »

Comme plusieurs autres femmes de son rang, la duchesse de Bouillon s’engage dans la Fronde pour soutenir les intérêts de sa famille. L’ampleur et la qualité de son réseau relationnel, ainsi que ses talents personnels, en font une adversaire redoutable pour le cardinal Mazarin, qui décide donc de la...

Descripción completa

Guardado en:
Detalles Bibliográficos
Publicado en:Clio. Histoire, femmes et sociétés | 33 | 1 | 2011-06-27 | p. 304-305 | 1252-7017
Autor principal: Guerry, Linda
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: 2011
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:Comme plusieurs autres femmes de son rang, la duchesse de Bouillon s’engage dans la Fronde pour soutenir les intérêts de sa famille. L’ampleur et la qualité de son réseau relationnel, ainsi que ses talents personnels, en font une adversaire redoutable pour le cardinal Mazarin, qui décide donc de la faire emprisonner en janvier 1650. Malgré les conditions très difficiles de sa détention, Madame de Bouillon semble devoir être une médiatrice de premier plan entre son mari rebelle et le cardinal-ministre. Cependant, en dépit de la détermination dont elle fait preuve, la duchesse ne parvient pas à s’imposer comme telle. Non seulement elle paraît trop engagée au service de sa maison mais aussi et surtout, elle est victime des préjugés misogynes de son temps, qui tendent à disqualifier le pouvoir féminin, toujours soupçonné d’être abusif, autoritaire et castrateur.