Celles par qui les métissages arrivent

Les statuts hybrides sont en premier lieu ceux des métis, écartelés entre deux loyautés et deux appartenances. Ce texte porte plutôt sur « celles par qui les métissages arrivent », ces mères de métis, généralement indiennes, qui donnent à leurs enfants la langue maternelle et les enracinent dans le...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:Clio. Histoire, femmes et sociétés | 27 | 1 | 2008-01-01 | p. 101-113 | 1252-7017
Autor principal: Bernand, Carmen
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 2008
Matèries:
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Descripció
Sumari:Les statuts hybrides sont en premier lieu ceux des métis, écartelés entre deux loyautés et deux appartenances. Ce texte porte plutôt sur « celles par qui les métissages arrivent », ces mères de métis, généralement indiennes, qui donnent à leurs enfants la langue maternelle et les enracinent dans le sol américain : deux atouts essentiels, mais qui sont disqualifiés par les discours que tiennent Espagnols et Indiens, en vertu de leur sensualité et de leurs vices supposés. Etres ambivalents par excellence, ces femmes ne font pas toujours l’objet d’un même traitement mémoriel et idéologique, comme la comparaison contrastée entre la Malinche (Mexique) et Pocahontas (Amérique du Nord) le montre. Enfin dans le territoire périphérique du Rio de la Plata, deux personnages féminins emblématiques, la Maldonada et Lucía Miranda montrent bien que les mêmes actions ne sont pas nécessairement perçues de la même façon et ne jouent pas le même rôle dans la construction des identités nationales.