Virilité et « ensauvagement »

Le corps du coureur de bois, ce personnage nord-américain de la traite des fourrures, dénigré par les élites coloniales, parfois qualifié d’« Indien blanc » par l’historiographie, peut servir de support à l’étude des processus d’acculturation euro-indiens. Au contact des sociétés autochtones, ce cor...

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Bewaard in:
Bibliografische gegevens
Gepubliceerd in:Clio. Histoire, femmes et sociétés | 27 | 1 | 2008-01-01 | p. 57-74 | 1252-7017
Hoofdauteur: Havard, Gilles
Formaat: Article ou chapitre numérique
Taal:Français
Gepubliceerd in: 2008
Onderwerpen:
Online toegang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Omschrijving
Samenvatting:Le corps du coureur de bois, ce personnage nord-américain de la traite des fourrures, dénigré par les élites coloniales, parfois qualifié d’« Indien blanc » par l’historiographie, peut servir de support à l’étude des processus d’acculturation euro-indiens. Au contact des sociétés autochtones, ce corps échappe à certaines des normes de la société coloniale. Épilation de la barbe, séances de tatouage, rituels de guérison chamanique et d’hospitalité sexuelle, intimité avec les femmes autochtones, tout concourt à modifier le rapport au corps des coureurs de bois et à cristalliser un code renouvelé de la virilité.